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Bilan de mon année 2025 — Partie 1 : l’Écriture

© Image d’illustration par Edar sur Pixabay

Bilan de mon année 2025

Partie 1

L’Écriture

J’hésitais entre faire une série de plusieurs posts ou un gros bloc pour résumer mon année sous tous ses aspects, malheureusement si je condense tout en un ça risque de donner un texte très long que je n’aurais pas le courage d’écrire d’une traite, et que vous n’aurez pas le courage de lire d’une traite.

Désolée, donc, pour les semaines qui arrivent et qui vont être très chargées en termes de publications. Je ne me voyais pas ne pas faire de récap car malgré la rétrospective de la rentrée qui était assez complète, il y a de nouveau beaucoup à dire.

Dans les jours qui arrivent, vous aurez donc les quatre parties de mon bilan de l’année 2025, telles que je les avais définies pour énoncer mes projets en Janvier dernier : l’écriture, le streaming (et surtout l’organisation d’événements), l’édition et une dernière « en vrac » avec tous les objectifs secondaires qui ne rentraient pas ailleurs.

Ensuite, on parlera des projets pour 2026, et je pense que ça peut être intéressant de suivre ces deux séries d’articles, parce que ma philosophie a énormément changée d’une année à l’autre. Ce sera l’occasion de mettre en perspective ce que je prévoyais il y a un an, et comment je vois les choses aujourd’hui.

Merci à celleux qui prendront le temps de suivre ces résumés qui m’ont demandé un certain temps, et bonne lecture.

 

Commençons tout de suite par la partie « au cœur » de ma carrière d’indépendante : l’écriture.

Vous avez pu me lire à plusieurs reprise sur le fait que l’année ne s’était pas super bien passée niveau écriture, mais voyons ce que ça signifie exactement.

En 2025, j’ai réussi à faire… l’écriture de Rideau !

Et c’est tout. En tout cas, c’est le seul projet qui ait abouti. Partiellement abouti, en plus, vu que je n’ai pas réussi à la publier dans l’année.

Pour ce qui est du reste : l’autre pièce de théâtre, Dragons, Oppidum, Les Malédictions, les manuscrits présentés lors du Pick Me… c’est compliqué.

Heureusement, la plupart de ces projets ont quand même avancé, mais lentement et laborieusement, par morceaux et sans arriver à quelque chose de concret ; alors que c’étaient des projets à achever en 2025. Je m’attendais au moins à compléter quelques étapes vers la publication.

En fait, c’est même plus dramatique que ça : Rideau !, qui est donc le seul manuscrit terminé en 2025, était déjà un report, puisque c’était la pièce de théâtre prévue pour 2024 (Chagrine étant celle de 2023). Même si j’ai dû la travailler en Janvier, ce n’était pas officiellement un projet de cette année.

Heureusement, dans tout ce chaos, il y a des choses qui se sont faites.

 

Concrètement, les projets d’histoire qui ont bougé sont :

 

Dragons

Malgré le fait que l’écriture de la saga se soit interrompue beaucoup trop tôt, avant même le quart de ce qui était prévu, j’ai quand même écrit 52.500 mots sur le tome 1.

Ça représente environ les 2/3 de ce que j’imaginais pour ce roman, car même si j’essaie de garder des livres assez « petits » par rapport à ce que je fais en oneshot (Oppidum est parti pour faire 200k), ce premier tome qui pose l’univers est dense et devrait avoisiner les 75-80k.

C’est un acte manqué à mes yeux, car si j’avais su que je bloquerais aussi vite, je ne me serais pas lancée dans un chantier aussi vaste que Sagaddict des cette année, ou en tout cas, pas de cette manière. Alors, ces mots auraient pu être assignés à un autre projet. Toutefois, c’est un bête manque de préparation qui m’a perdue, et je sais qu’avec une meilleure méthodologie et un travail préparatoire plus complet, c’est un défaut que je pourrais ne pas répéter cette année.

 

Ma troisième pièce de théâtre

J’ai rédigé le premier acte courant Février, mais elle stagne depuis. Elle aurait dû avoir le mois de Janvier aussi pour elle, mais c’est le report de Rideau ! qui lui a volé la vedette – au moins, j’ai fini d’écrire Rideau !

Il faut dire qu’entre le blocage sur Dragons, la fatigue d’avoir préparé des commandes régulièrement jusqu’à 2h du matin en Janvier – j’ai pas été très maline là-dessus –, et la préparation intensive du Jeu-lis, il restait peu d’espace mental pour un manuscrit supplémentaire.

J’ai fait l’erreur de vouloir mener deux voire trois projets de front en parallèle ; mais avec le recul c’étaient surtout des projets qui manquaient de préparation. J’ai eu le problème sur Chagrine, il s’est posé à nouveau pour Rideau !, pourtant je me suis quand même entêtée à débuter l’écriture de cette pièce sans avoir établi un plan par scènes préalable…

Ça ne pouvait pas fonctionner, et ce qui devait arriver est arrivé : j’ai mis trois semaine pour pondre un premier acte à peine potable, et c’était déjà l’heure de passer à autre chose (parce que je ne pouvais pas mettre Jeu-lis de côté).

Comme le reste de l’année s’est concentré sur Rideau !, je n’ai pas pu y revenir dessus depuis.

 

Oppidum

Sans-doute la laissée-pour-compte de l’année, cette histoire n’a connu qu’un vague soubresaut à l’occasion du SUB’mots-thon, car c’est un des deux projets que j’ai choisi d’avancer pendant l’événement. Bon, ce sont quand même 31.400 mots ajoutés au manuscrit sous forme de jet zéro, mais vous vous souvenez, Oppidum c’est 200.000+ à prévoir, donc c’est pas un grosse avancée.

En fait, comme Rideau !, il s’agit d’un report des années précédentes puisque j’ai commencé le manuscrit à l’occasion du NaNoWriMo 2023 et il a à peine avancé en 2024 (avec le SUB’mots-thon, là aussi). Mais contrairement à la pièce de théâtre, je n’avais pas formulé de chronologie claire : je n’étais pas sûre de travailler sur ce projet en 2025.

Je voulais écrire en priorité les manuscrits du Pick Me et m’occuper de la réécriture des Malédictions. Donc je n’ai mis Oppidum nulle part, jusqu’à la fin de l’année où, de toute manière, plus rien ne correspondait au planning éditorial du début.

Je ne dis pas qu’avancer Oppidum pendant les SUB’mots-thons va devenir une tradition, encore moins vu ce que je veux changer dans ma manière de faire, mais c’était en tout cas bien pratique sur le moment.

 

La Saga « Andromèdes »

Que j’ai brièvement évoqué ces dernières année, parce que c’est un projet très très ancien, qui remue pas mal et change de forme depuis quelques temps.

Je ne pensais pas que ce serait un de mes, sinon mon plus gros accomplissement de 2025, mais c’est bel et bien le cas : avec presque 62.000 mots, j’ai entièrement refait la planification des 13 arcs narratifs de la saga (oui, c’est un très gros projet, car là on ne parte que d’une planification générale de surface).

C’est symbolique parce que c’est la première fois que je vais aussi loin dans la concrétisation d’une de mes Sagas fleuve (Ad Astra, U-Nivers, Dragons). En général, je planifie soit un morceau (les 3 premiers arcs, comme Dragons, par exemple), soit entièrement mais avec une poignée de lignes pour résumer l’intrigue de chaque tome.

Ici, même s’il y a encore des étapes de développement avant de passer à la rédaction, j’ai fait le plus gros du travail : toute l’histoire est posée, à un niveau de détail suffisant pour ne plus m’interroger sur l’intrigue principale. Tout ce que je développerai maintenant, ce sont les intrigues secondaires, l’univers et les personnages.

Pour vous donner une idée du niveau d’approfondissement : en gros, je pourrais donner mon plan tel qu’il est à une autre personne et elle serait capable d’écrire la saga en en conservant le sens.

L’autre gros point positif, c’est que pour venir à bout de cette planification et créer de la cohérence avec les autres Sagas fleuve (qui finissent toutes par se croiser), j’ai dû énormément avancer dans le cosmodélisme (worldbuilding) du Cyndrespace.

Bosser l’univers, ça se fait de manière implicite, souvent en parallèle de la planification, puis j’intègre mes notes directement dans le fil du document… mais le plus important, c’est d’avoir conclu sur des questions laissées en suspend depuis des années, et avoir le plaisir de constater que tout s’emboîte bien. C’est une progression forte et concrète, et ça simplifiera l’écriture de certains passages dans les autres Sagas.

Par contre, ce n’était dans absolument aucun de mes programmes de l’année.

 

L’univers des Malédictions

Ce serait difficile à quantifier, parce qu’il y a une bonne dizaine de documents différents, dont certains étaient déjà entamés, mais je pense qu’on se situe entre 50.000 et 60.000 mots de création inédite.

Le manuscrit des Malédictions en tant que tel n’a pas bougé, mais j’ai enfin pris à bras-le-corps ce fameux problème d’univers pas assez développé.

Il faut dire qu’en tant que premier manuscrit dûment complété, Les Malédictions sont un projet sur lequel je me suis lancée avec quasiment aucune préparation ; chose dont je serais incapable aujourd’hui. C’est sympa pour mesurer mon évolution, ça l’est moins quand il faut rattraper tout ce qui n’a pas été fait plus tôt pour espérer publier un jour le livre.

Franchement, même si j’avais bossé dessus autant que je le pensais, je ne crois pas que le roman serait sorti dans l’année. La quantité de travail nécessaire était tout bonnement imprévisible. Ce n’est pas pour autant que je n’aurais pas dû faire plus (j’aurais débuté 2026 avec un projet bien avancé, au moins) mais peut-être que l’attente a aussi joué son rôle dans certaines des modifications substantielles apportées en fin d’année.

Je n’ai aucun doute sur le fait que la nouvelle version sera bien meilleure, et que c’est aussi grâce à mon évolution personnelle ces dernières années… néanmoins, j’aurais quand même aimé ne pas démarrer 2026 avec le manuscrit à réécrire au complet.

 

L’Héritière Artificielle, tome 1

Officiellement, je n’étais pas censée travailler sur ce manuscrit cette année. Comme pour d’autres déjà cités, vous me direz ; mais là on parle d’un engagement de ma part puisque c’est un des projets que j’ai présenté au Pick Me et qu’il n’avait pas gagné.

Si j’avais du temps à consacrer à certains projets de Pick Me, j’aurais techniquement dû écrire Pandore ou Esteril.

Pourquoi avoir avancé L’Héritière Artificielle, alors ?

Parce que le projet était dans le parfait état pour balancer des mots au kilomètre pendant le Fight For Words.

Même s’il est vrai qu’Oppidum aurait aussi pu faire l’affaire, je n’étais pas du tout partie sur la même méthodologie. Pour faire simple, jusque-là j’écrivais Oppidum sous forme de premier jet, c’est-à-dire un brouillon mais avec quand même une certaine consistance, dans lequel j’ai du mal à faire n’importe quoi.

Pour rivaliser efficacement avec les meilleur·e·s écrivain·e·s du Fight For Words, il me fallait un projet que je puisse écrire sans retenue. En fait, il me fallait un projet à écrire en jet zéro, même si à ce moment-là je n’avais pas mis les mots dessus. Comme j’ai du mal à basculer d’une méthode à l’autre sur un texte déjà entamé, je me suis lancée sur une histoire suffisamment planifiée et claire dans mon esprit, mais que je n’avais pas encore débutée : ’Héritière Artificielle.

Au final, j’ai concentré les deux éditions de Fight For Words 2025 (en Mai et en Novembre) sur le premier tome de la tétralogie ; pour un total de près de 100.000 mots écrits, soit les 3/4 de l’histoire achevés.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais c’est, une fois de plus, un projet qui n’était pas à l’ordre du jour, et surtout qui n’est pas prioritaire car il ne donnera pas de résultats à court terme. Je veux attendre de finir l’écriture de la saga avant de la publier, ça veut dire que le temps que j’y ai passé ne portera ses fruits que d’ici quatre ou cinq ans, peut-être plus.

 

Je sais que je parle beaucoup de temps, de rythme, de chronologie, et je suis bien d’accord que l’écriture devrait avant tout être une question de ce qu’on a envie d’écrire à l’instant T. Je ne pourrais pas dire le contraire : ça fait 3 ans que j’essaie de faire autrement et que je retombe là-dessus à chaque fois.

Mais j’ai fait le choix de devenir autrice à plein temps, et ça vient forcément avec certaines contraintes. Ce n’est pas pour autant que le plaisir n’existe plus. J’ai, au contraire, la chance de n’écrire que des projets qui me parlent, me plaisent, et me font envie ; même si l’humeur joue parfois son rôle, je ne traîne jamais des pieds, sur aucun projet. C’est simplement la réalité d’un métier-passion : des fois, c’est la passion qui prime, d’autres fois, c’est le métier.

Ce qui pèche depuis trois ans, je pense que ce n’est pas tant mon envie ou ma passion que la manière de m’organiser.

Avec la planification, j’avais déjà franchi un seuil dans mes capacités d’écriture, mais la mise en pratique du jet zéro m’a semblé comme une révélation malgré tout ce que je savais déjà faire. Entre ça et ma nouvelle manière d’organiser mon planning éditorial, j’ai confiance en 2026 pour être enfin l’année révolutionnaire que je n’ai pas eu depuis que je me suis lancée.

Mais tout ça, j’en reparlerai dans ma série de posts sur mes projets pour 2026. En attendant, on va continuer ce regard en arrière sur l’année qui vient de s’écouler.

 

Pour l’écriture, ça aurait clairement pu être plus catastrophique, au vu des périodes où je n’ai pas pu écrire et des difficultés inédites rencontrées.

Néanmoins, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer…

Sachant que 70 à 80% de tout ce que j’ai cité dans cet article a été accompli sur les 4 derniers mois de l’année, je me demande ce que donnerait une année où j’ai finalement le temps de me consacrer correctement à mes écrits.

 

Peut-être cette année apportera-t-elle un début de réponse ?

Sur ce,

Belle Lune,

Wayce Upen Foya

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