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Bilan de mon année 2025
Partie 1
L’Écriture
La partie d’aujourd’hui se concentrera donc sur mon activité de Streaming, mais surtout sur les événements que j’organise pour ma communauté, et qui ont généralement le streaming pour support principal.
En effet, si les émissions en direct que je fais sont majoritairement des supports de travail et de motivation, avec les « sessions co-working » en journée, j’ai toujours à cœur de vous proposer des petites animations et des challenges communautaires plusieurs fois par an pour sortir de cette routine.
Avoir une communauté est une chance inespérée pour moi, parce qu’organiser des événements est une passion d’enfance, au même titre que l’écriture. Twitch n’est à mes yeux pas qu’un moyen de toucher un audience, je veux aussi créer un (véritable) échange qui soit spécifique à cet univers, et au mien.
Ceci étant dit, vous imaginez bien que j’ai de grands projets derrière la tête. 2025, notamment, devait être une année chargée en jeux et en rencontres, mais tout ne s’est pas passé comme prévu.
Les streams « classiques » de co-working ont quand même trouvé une certaine régularité, dans la lignée de la fin de l’année précédente. J’ai pu être plus présente qu’en 2024, où je subissais le courroux informatique, ou qu’en 2023, où je prenais mes marques. Forcément, ça a aussi joué sur la croissance et le renforcement de ma communauté ; et rien que ça pourrait être considéré comme une réussite.
Pour les événements, c’est plus compliqué… certains ont été des réussites en tous points, d’autres des échecs cuisants ; et comme ça reste plus important à mes yeux de streameuse qu’une régularité de base, on va s’y pencher un peu plus en détails.
Role Playing Reads —
Un challenge de lecture sous forme de jeu de stratégie qui devait avoir lieu en Mars… et qui a bel et bien eu lieu, puisque vous le connaissez aujourd’hui sous le nom de « Jeu-lis » (un nom définitif, trouvé par May, et qui parle quand même plus que l’autre).
C’est une des belles réussites de l’année, mais en général, ce qui se passe en début d’année alors que je ne suis pas encore épuisée, ça fonctionne pas trop mal.
Les retours étaient très bons, les gens se sont amusés, et même si cette première édition n’avait pas le quart du panache que je désirais pour elle, je ne peux pas m’en plaindre.
La seul ombre au tableau, c’est que j’avais très mal anticipé la quantité de travail. Le challenge s’est révélé bien plus chronophage et énergivore que je ne le pensais, aussi bien dans sa préparation que durant le challenge lui-même.
J’étais heureusement entourée d’une équipe de modération – qui n’avait pas non plus signé pour un autant de sollicitation, j’en suis désolée – qui m’a aidée à tenir le cap. Mais on peut dire que Jeu-lis n’y était pas pour rien dans l’épuisement qui a surgit en Avril (même si le début de mon THF était la principale source de fatigue).
Pour 2026, j’étais obligée de reconduire une expérience aussi positive, mais je me suis attelée à en créer une version plus calme, le temps de bien maîtriser la formule : c’est Littérastral, qui démarre ce dimanche et en est l’héritier direct !
L’IRL de la communauté —
Je me suis peu étalée à son sujet, mais c’était aussi une très belle expérience.
Il n’y avait simplement pas grand-chose à en dire : une IRL, c’est une rencontre dans la vraie vie entre des personnes d’une même communauté. On passe un bon moment ensemble et… c’est tout. Ce serait difficile de dresser une liste de qualités et de défaut, vous voyez ?
Après, je peux quand même essayer : le principal souci qu’on a eu, c’est que malgré une date que je pensais pratique (pont du 1ᵉʳ Mai), une bonne partie des personnes intéressées par l’événement n’étaient finalement pas disponibles.
C’est dommage de ne pas avoir pu profiter de l’ambiance telle qu’elle aurait dû être, mais d’un autre côté, vivre cette première édition en petit comité m’aura permis d’apprivoiser le principe avec moins de stress. Nous avons aussi pu faire des activités qui n’auraient pas fonctionné avec un plus gros groupe, bref, ce n’était pas une fatalité.
Je tire des bons souvenirs de ce week-end, et je compte réorganiser un événement de ce style un jour. Néanmoins, je préfère en faire un rendez-vous exceptionnel.
Déjà, c’est assez stressant à organiser seule, donc j’attendrai d’avoir d’autres personnes dans mon entourage qui veulent bien m’aider sur ce point. Ensuite, ça représente un certain coût pour les personnes qui habitent plus ou moins loin, et je me vois mal « réclamer » ce budget à ma communauté tous les ans ; je préfère prévoir l’événement très en amont – un an ou plus – et laisser le temps aux gens d’économiser et de se préparer. Enfin, je me dis qu’en prévoyant seulement une rencontre de temps à autres, on garde aussi le plaisir de l’événement, comme un truc « exceptionnel ». Sans oublier que je commencerai bientôt à faire des salons littéraires, et ce sera déjà l’occasion pour moi de rencontrer ma communauté.
Les Olympiades d’Écriture —
C’est l’acte manqué, côté organisation d’événements. Un très gros projet, qui devait avoir lieu pendant l’été, mais que j’ai décidé de reporter pour une durée indéterminée.
Bon déjà, vous savez que mon été ne s’est pas passé au mieux. Mais en fait, les Olympiades avaient été annulées bien avant.
Quand j’ai terminé Jeu-lis – sur les rotules –, je me suis rendue compte que ce ne serait pas tenable. Si un événement comme le challenge de lecture m’avait demandé autant de préparation et d’énergie, les Olympiades, qui requéraient bien plus de pilotage, allaient signer mon arrêt de mort.
J’en fais des caisses, mais c’est peu ou prou ce que je me suis dit : je n’avais pas assez anticipé l’organisation d’un tel morceau, et en Avril, il était déjà trop tard pour me rattraper.
Ensuite, si vous avez lu la rétrospective de la rentrée, vous savez que j’ai décidé de lever le pied sur l’événementiel : je veux continuer à organiser de choses, parce que j’adore ça, mais les très gros projets sont remisés jusqu’à ce que j’aie une situation stable qui me permette de m’y consacrer autant qu’il faut.
Concernant cet événement précis, je voudrais le voir émerger d’ici deux ou trois ans, mais pour le moment c’est de la pure spéculation.
La Boss de l’Écriture —
C’est l’enfant illégitime, qu’on n’attendait pas, mais qui a en partie sauvé l’année.
D’abord, il faut dire que c’est une réponse directe à l’annulation des Olympiades d’Écriture, et au fait que le « Projet : Motivation » soit au point mort (on en parle dans la partie 4).
Étant écrivaine, je ne me voyais pas créer un concept amusant pour la team lecteurices de ma communauté sans avoir aussi une contrepartie pour la team auteurices. À l’origine, ce devaient être les Olympiades, mais quand celles-ci ont été officiellement annulées, j’ai cherché une alternative.
Je m’étais mise quelques conditions : d’abord, il fallait que ce soit simple à préparer, mais surtout à gérer. Je n’avais plus le temps de passer un mois à animer et vérifier que tout fonctionne comme au début d’année. En plus, au contraire du Jeu-lis, cette fois, je participais, donc il ne fallait pas que je passe mon temps à modérer. Enfin, les modérateurices avaient aussi une fin d’année chargée, et je ne pouvais pas les remobiliser comme avant. Alors, quitte à passer un peu plus de temps sur la préparation, j’ai fait en sorte d’automatiser le plus possible les mécaniques.
Autre condition : ne pas reprendre trait pour trait le principe du « Projet : Motivation ». Déjà, parce que ça aurait été trop compliqué à faire avec juste des tableurs, mais aussi parce que je ne voulais pas divulgâcher l’ambiance de mon futur site internet.
Malgré ces précautions, la première tentative a quand même pâti de mon travail intense sur le pôle Édition en Juillet. Comme je n’ai pas fini le mois en stream, beaucoup de gens ont décroché, et même si le concept était là, c’était loin d’être une réussite.
C’est finalement une deuxième occurrence en Novembre, pour reprendre le flambeau du NaNoWriMo, qui a réellement fonctionné. Et là, ce n’était pas une petite victoire !
Même s’il y a eu moins d’inscrit·e·s sur cette deuxième version, tout le monde a été actif à un moment ou un autre, et une grosse partie des gens ont dépassé de loin leurs prévisions. Moi aussi, d’ailleurs, j’ai achevé l’équivalent de deux mois et demie de travail en 28 jours.
C’est pour cette raison que, plus que n’importe quoi d’autre,La Boss de l’Écriture va être le rendez-vous régulier de 2026 – mais ça, c’est un sujet pour l’annonce des Projets à venir.
Les interviews d’auteurices —
Je devais en proposer quatre, une par trimestre. C’était un engagement du SUB’mots-thon 2024.
Malheureusement comme la plupart des petits formats, ce sont les premières à avoir trinqué. Démarcher et organiser des rendez-vous, sachant que j’essaie de développer un format d’interview un peu original qui demande de la préparation, est devenu une priorité très secondaires face à « bordel, il faut absolument terminer un manuscrit cette année ! ».
C’est une des choses qui me fait dire que j’avais trop d’objectifs à combler cette année, et surtout que j’avais créé trop d’attentes. Même si la plupart des gens ne m’en tiennent pas rigueur, c’est mieux si je me tiens à ce que j’annonce.
Et je m’y tiendrai. Les interviews sont toujours d’actualité pour 2026, et je compte bien rattraper ces numéros manquants une fois le format bien en place… c’est toutefois un report de plus à ajouter à la longue liste de 2025.
Le SUB’mots-thon 2025 —
Lui aussi organisé en « réaction » à l’absence des Olympiades. En même temps, avec un si gros événement dans l’été, je ne m’attendais pas à avoir la force de tenir un marathon d’écriture fin Septembre.
Quand l’annulation des Olympiades a été actée, le spectre du SUB’mots-thon a refait surface. Après ça, j’ai eu un début d’été intense et je pensais de nouveau ne pas en avoir l’énergie… puis j’ai explosé et pris un mois de repos en Août.
Alors, non seulement je suis revenue en Septembre avec de l’énergie, mais aussi avec le constat terrible qu’aucun projet entre Janvier et Août n’avait abouti. Financièrement, c’était une catastrophe : l’année de mon émancipation avait tourné au vinaigre, et les contrôleurs du RSA n’allaient pas être contents.
Un peu au dernier moment, j’ai lancé le SUB’mots-thon sur un coup de tête. Une petite édition, sans prétention, mais à ce stade même s’il avait rapporté dix euros c’était une bénédiction. Au final, en associant ça avec la sortie de Rideau !, comme je l’avais fait pour Chagrine, je m’en suis bien tirée.
Ça n’avait pas l’envergure de 2024, et j’ai même dû revoir l’échelle des goals à la baisse, mais d’un autre côté, cette édition était plus proche de l’esprit avec lequel j’avais lancé le concept en 2023.
Entendons-nous, je suis bien contente du carton qu’a été l’édition de 2024 ; mais c’était une année exceptionnelle, qui a fait exploser les compteurs par rapport à la première édition. En 2023, c’était 15.000 mots et 28 heures de stream ; en 2024, c’était 62.000 mots et 170 heures. Finalement, 2025 a pris la place du maillon qui manquait pour faire le lien entre les deux.
Ce que j’en retiendrai surtout, c’est que, contrairement à l’année dernière où j’ai énormément écrit pour suivre le rythme des donations et où la partie « jeux et animations » était très secondaire, pour le SUB’mots-thon 2025, comme il y avait moins à écrire, les animations ont pris plus de place.
Or, c’est quand même le principe de ce genre d’événement. Surtout quand on me voit tous les jours aligner 12h d’écriture ; ça ne sert à rien d’en faire un événement. À moins qu’il n’y ait des vrais moments de coupure à partager avec la communauté, du genre qui n’existent que parce que l’événement a lieu.
C’est en ça que je trouve cette édition plus proche de la philosophie d’origine de l’événement. Ça sera peut-être difficile de retrouver cet équilibre dans le futur, mais en tout cas je sais désormais que c’est ce que je dois viser.
Après, est-ce qu’il y aura un SUB’mots-thon en 2026 ? Seul l’avenir nous le dira.
D’autres petites animations —
Je voulais terminer ce bilan avec des choses qui ne méritent pas un point à part entière, mais qu’il aurait été injuste de ne pas mentionner.
À commencer par le Pomo-relais de Pariterre (un autre streameur de co-working). Une émission en directe pendant laquelle une dizaine d’hôtes se relaient, chacun·e sur leur chaîne, pour proposer un direct de 48 heures sans interruption, avec majoritairement des sessions de travail, mais aussi des animations et des discussions.
J’adore le principe, et je suis une participante régulière depuis la deuxième édition – j’avais été conviée à la première, mais je n’étais pas disponible. Donc, évidemment, chaque fois que Pariterre me propose de revenir, j’accepte sans me poser de questions.
C’est assez rare que d’autres personnes de la communauté co-working organisent des événements, et c’est l’occasion pour moi de profiter de l’ambiance de fête sans avoir à gérer le stress de l’organisation ; bref, je signe tout de suite. Et cette année encore, je me suis régalée.
J’ai aussi pris le temps d’organiser un stream spécial pour Halloween, avec un Atelier d’Écriture sur le thème de l’horreur cosmique, et une soirée sur un jeu à ambiance lovecraftienne (c’était un peu un hasard, mais c’était le thème de l’année, visiblement).
Parmi les choses qui ne sont pas vraiment des événements, d’ailleurs, j’ai enfin relancé les Ateliers d’Écriture. C’est ponctuel et ça ne demande pas des semaines de préparation, mais je considère que ça participe à l’ambiance de la chaîne et de la communauté. C’est aussi à travers des moments simples qu’on se fait plaisir, et j’ai en plus eu la chance d’être très inspirée par les thèmes qu’on traite lors de ces ateliers, donc c’est tout bénef’.
Enfin, que serait un bilan qui parle de ma chaîne twitch sans évoquer le retour en force du VROUM. Ce n’est, une fois de plus, pas un gros événements, juste une petite animation que je propose certains midis pour divertir les gens. Néanmoins, ça reste l’origine (un peu hasardeuse) de la direction artistique de toute ma chaîne.
Et surtout, la saison d’automne aura été la première, depuis que j’ai lancé le concept il y a deux ans et demie, à ressembler vraiment à ce que j’imaginais. C’est un peu un rêve de gamine qui se réalise. Pas un rêve très ambitieux, disons-le, mais je suis sûre que la petite fille de dix ans que j’étais aurait adoré savoir ce que son idée allait devenir.
Côté streaming et événements, l’année était donc toujours remuante, avec ses hauts et ses bas, mais bien remplie. Comme pour l’écriture, ce sont surtout les quatre derniers mois qui ont sauvé la mise, mais je n’oublie pas la réussite de Jeu-lis et de l’IRL en début d’année.
Là encore, 2025 s’est révélé être une année « brouillon », dans le sens où c’était un terrain d’expérimentations, dans lequel j’ai cherché la voie à tracer pour les années à venir.
J’aurais, bien sûr, préféré que ce rôle incombe à 2023 ou 2024, mais peut-être qu’à ces moments-là j’étais encore en train de guérir de ma scolarité (et d’autres problèmes) et de trouver mes marques en indépendante.
La nouvelle année promet d’être la plus épanouissante jusqu’alors, et même si c’est aussi ce que j’avais dit pour 2025, cette fois j’ai de sérieux arguments pour le penser.
Sur ce,
Belle Lune,
Wayce Upen Foya
