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Rétrospective Janvier-Août 2025 – Partie 2/3

Rétrospective Janvier-Août 2025

Partie 2

Les échecs

Ou plutôt « les inachevés et les reports »

L’objectif de cette partie est de revenir sur les projets qui avaient été annoncés et ne sont pas (encore) sortis. Je veux vous tenir au courant de leur avancée, faire le point sur leur avenir, comment j’envisage de les créer, perpétuer, ou encore si certains risquent d’être abandonnés.

Pour le côté livres, publications, on en parlera dans une deuxième partie dédiée. Avant, je pense qu’on peut faire le point sur les événements de ma chaîne twitch, au travers de la liste de tout ce qui avait été annoncé et validé lors du SUB’mots-thon de l’année dernière, en Septembre 2024. Les émissions en direct sont une part importante de mon activité, et ça fera office de « bilan annuel » puisque ça fait pile un an.

Les promesses du SUB’mots-thon 2024

1/ Le « Pick me », un vote communautaire dans lequel vous décidiez des prochaines idées d’histoires que j’allais développer en manuscrit cette année.

Il a eu lieu en Janvier, comme c’était prévu, et les deux projets qui sont ressortis en tête sont Pandore et Esteril (dans cet ordre). Je ne les ai pas mentionnées dans le bilan mois par mois d’hier tout simplement car je n’ai pas eu l’occasion d’écrire un seul mot sur l’une ou l’autre histoire. Il y avait déjà beaucoup à faire avant de pouvoir m’attaquer à ces deux gros morceaux : finir et réécrire Rideau !, faire le premier jet de la Pièce n°3, terminer Oppidum, et peut-être la réécriture des Malédictions, pas encore planifiée à ce moment-là. Malgré tout ça, j’espérais débuter au moins Pandore au cours du troisième trimestre. Ce ne sera pas le cas, vu que je ne suis même pas arrivée au bout de la réécriture de Rideau !. J’ai cependant tout fait pour réintégrer les deux projets dans la continuité de mon nouveau planning éditorial dont on parlera demain.

 

2/ Le challenge de lecture sous forme de jeu.

Le seul projet qui se soit approché de ce que je souhaitais en faire, puisqu’il a vu le jour en Mars sous la forme du Jeu-lis. Même s’il y a eu quelques ratées pour cette première édition, c’était peu ou prou ce que je voulais créer donc je considère ça comme ma petite victoire de l’année.

 

3/ Les quatre interviews d’auteur·ice·s (une par trimestre) dans un format inédit.

Elles sont pour le moment en pause. J’ai commencé à démarcher des gens qui auraient pu être intéressés, mais avec nos emplois du temps respectifs, c’était totalement bouché. Il aurait fallu que je me donne un temps concret pour en faire l’organisation plutôt que de l’évoquer çà ou là mais, même à moi, je ne me suis pas accordé le luxe de bien préparer les choses. Je comptais quoi qu’il arrive prolonger l’expérience sur plusieurs années, donc je prendrai le temps d’installer le concept, doucement, et on envisagera d’en programmer plus d’une par trimestre pour rattraper quand je serai à l’aise avec le format.

 

4/ Le site internet inspiré du NaNoWriMo pour se challenger et suivre son rythme d’écriture.

Vous le connaissez aussi sous le nom de code « Projet : Motivation » car même s’il n’a pas été mis à l’honneur cette année, son spectre a plané au-dessus de chaque mois. Il est encore dans les tuyaux. En fait, il fait partie des choses que j’aimerais vraiment terminer cette année ou dans les six prochains mois. Quand j’ai trié mes projets pour décider lequel prioriser, il est arrivé en tête, de très loin. Malheureusement, il est pour le moment bloqué car il faudrait que je dégage un bon mois à ne me consacrer qu’à la programmation ; et pour le moment c’est un mois « à blanc » que je ne peux pas me permettre. J’ai quelques alternatives, mais je préfère vous laisser sur une note un peu négative et que vous ayez une bonne surprise si je m’en sors miraculeusement plutôt que l’inverse.

 

5/ Les « petites » promesses : lecture à voix haute, atelier d’écriture et pile à lire.

Pour les ateliers d’écriture comme pour la lecture à voix haute, j’ai réussi à placer deux ou trois itérations sur l’année, mais on est très loin de la régularité souhaitée (entre une fois par semaine et une fois par mois). Ça fait partie des choses simples à organiser qui ont trinqué à cause de ma panique sur les gros projets. Concrètement, je veux les maintenir pour la nouvelle année mais surtout instaurer le rythme qui aurait dû être tenu dès le départ. Les semaines de reprise sont chargées, mais j’espère faire les premiers en Octobre.

Pour le défi « Pile à L’hire », je n’ai pas autant lu que je le souhaitais – comme d’habitude. En revanche, j’ai essayé de suivre les votes de la communauté pour choisir mes lectures, ce qui donne 4-5 romans (dont une trilogie en intégrale) d’après vos choix. Je ne pourrai pas rattraper ce qui manque en deux mois (le défi se terminant en Octobre) mais je vais figer l’ordre de lecture et piocher régulièrement dedans sur le reste de l’année et au-delà.

 

6/ La chaîne youtube consacrée à la littérature, la narratologie et les conseils d’écriture (et des vlogs d’autrice).

La question est revenue sur le tapis périodiquement, ce qui fait que j’ai déjà établi une liste bien remplie de sujets à traiter. J’ai même trois scripts entamés. Ce qui ralentit le processus pour le moment, c’est d’abord que je ne sais pas où trouver le temps à y consacrer, et ensuite, l’état de ma transition. J’hésite à me lancer tant que mon passing ne me satisfait pas, car laisser traîner sur internet des contenus avec ma présentation actuelle ne m’enchante pas. Par moments je me dis que je pourrai toujours dépublier les anciennes vidéos et les refaire, mais rien ne disparaît entièrement d’internet donc je suis à moitié convaincue. Le projet est toujours présent dans mon esprit et dans mes notes car je pense avoir trouvé une formule intéressante qui ne soit pas juste une redite de ce qui existe déjà, mais le débat intérieur reste animé. Quoi qu’il arrive, ma transition progresse doucement, donc même si je ne me sens pas encore prête, je le serai un jour, et vous serez prévenu·e·s.

 

7/ Le dernier mes pas des moindres : les Olympiades d’Écriture, grand défi littéraire ouvert à tous·tes qui devait avoir lieu cet été.

Vous l’aurez constaté, il n’a pas eu lieu ; mais j’aurais dû en parler plus tôt car je savais depuis un moment que ça ne pourrait pas se faire. Dès Avril, en réalité, j’envisageais son annulation. À ce moment, je sortais de Jeu-lis, qui devait être le « petit » événement de l’année et qui avait en réalité demandé une quantité colossale d’effort pendant un mois et demie. Je me doutais alors que quelque chose d’encore plus gros, tout en essayant de maintenir l’écriture en parallèle, serait irréalisable.

Les Olympiades portent bien leur nom, pas seulement pour évoquer la formule que j’envisage, mais aussi pour donner une idée de l’ampleur de la chose. Bien sûr, cette ampleur ne se révèlera que si le nombre de personnes attendues y participent, mais c’est justement la raison pour laquelle je ne veux pas les prendre à la légère. C’est le genre de projet qui se prévoit un an à l’avance, voire deux. J’étais bien partie, d’ailleurs, car j’en avais parlé à de potentiels futurs membres de l’organisation dès le dernier trimestre 2024. Malheureusement, comme pour les autres objectifs, la panique et l’anarchie générées par les gros morceaux comme l’écriture ou l’édition l’ont relayée au second plan. Or, partir de là où j’étais en Avril – c’est-à-dire quasiment rien – et monter quelque chose d’aussi gros en six mois, ce n’était même pas la peine d’y penser.

Je n’en ai pas parlé sur le coup parce que j’avais du mal à me l’avouer et que je pensais pouvoir bidouiller une version plus humble, mais j’aurais dû au moins partager mes doutes – ça aurait fait du contenu.

Plus sérieusement, il s’agit pour le moment du projet le plus ambitieux parmi toutes mes créations sur internet ; et je pense que même aujourd’hui c’est encore trop ambitieux face à ma situation et mes capacités, mais aussi par rapport à ma communauté. Ce n’est pas une guerre d’égo ou de statistiques : je pense sincèrement que le format sera plus agréable pour vous comme pour moi avec un grand nombre de participants, et j’aimerais pour ça toucher des gens au-delà de mon cercle / ma communauté twitch actuels. Sauf que pour l’instant, je ne suis pas prête à prospecter sur d’autres réseaux ni à inviter d’autres communautés ; je n’arriverais pas à le gérer.

J’ai donc fait le choix de reporter l’organisation de cet événement pour une durée indéterminée. J’adorerais le voir éclore en 2026, mais ce serait illusoire de s’en faire une date de rendez-vous. Je vous l’ai dit précédemment : jusqu’en 2027 je vise d’abord la survie, les grands projets viendront ensuite. Ils n’en seront que plus savoureux.

 

Voilà tout ce que je pouvais vous dire au sujet des paliers qui avaient été débloqués lors du SUB’mots-thon de l’année dernière. C’était un très bel événement en lui-même, mais j’ai eu les yeux plus gros que le ventre. Dans ma tête, 2025 devait être l’« Année » avec un grand « A », remplie d’événements, de sorties littéraires et de gigantesques projets – au point d’en oublier que je reste une petite streameuse aux capacités d’investissement limitées. C’est la raison pour laquelle je comptais ne pas faire d’édition du SUB’mots-thon en 2025 : l’année devait déjà être bien remplie, et dans le pire des cas, je me laissais deux ans pour réaliser tout ce qui avait été promis.

 

La question d’une Édition du SUB’mots-thon en 2025 se pose aujourd’hui.

Je vais être transparente : je ne peux pas d’un côté vous dire « je dois tout faire pour que mon activité soit viable » et de l’autre faire sauter l’événement qui pose les fondations de l’entreprise pour toute une année. En 2023 comme en 2024, c’était la période de l’année avec le plus gros chiffre d’affaire ; plus que ça, c’était la seule période de l’année avec un chiffre d’affaire viable. Cette année, il ne devait pas avoir lieu parce qu’à cette période j’aurais dû être en train de me reposer des Olympiades et que j’aurais dû avoir déjà une sortie livresque comme béquille financière. Le fait que 2025 soit aussi catastrophique m’interroge sur le caractère indispensable d’un nouveau SUB’mots-thon.

Vous le savez, mendier auprès de ma communauté n’est pas mon activité favorite, même si je m’efforce toujours de donner de ma personne en retour pour garder la sensation d’un échange. Néanmoins, je suis dans une période noire de ma carrière et je ne sais pas encore comment rebondir. Le SUB’mots-thon serait un moyen bref mais efficace de « sauver » l’année.

Néanmoins, si elle a lieu, l’édition 2025 demandera de gros ajustements et ne sera pas aussi conséquente que celle de 2024. Je veux garder l’idée d’une grosse édition pour 2026, un genre de « match retour », et je ne m’y prends de toute façon pas assez à l’avance pour faire quelque chose d’énorme cette année.

 

Pour les autres événements qui pourraient avoir lieu au cours des douze prochains mois, il seront créés et sortiront en fonction des opportunités. La plupart des activités sur la chaîne twitch (et le discord qui y est directement lié) seront des premières versions ou des rééditions des points listés précédemment.

À côté de ça, il arrive que je sois parfois invitée voire sollicitée pour prêter main forte sur des événements dont je ne suis pas la créatrice. Évidemment, dans ces cas-là, la charge de travail est bien moindre, et j’essaierai d’y participer tant que ça colle du côté de mon emploi du temps (en faisant attention de ne pas trop surcharger là non plus). L’existence et le renouvellement de ceux-ci ne dépendent pas de moi, donc je ne peux pas vous en parler plus que pour transmettre ma volonté d’y être présente.

Le planning éditorial

C’est le grand oublié de cette année : mon planning éditorial 2025 n’a juste pas démarré. Ce n’est pas une blague : Rideau !, qui a reçu le plus de temps d’écriture cette année, est un report de 2024. En termes de productions littéraires, les seuls projets planifiés pour cette année et qui ont été entamés sont la Pièce de théâtre n°3, qui n’a qu’un acte sur quatre écrits, alors que le premier jet devait être bouclé pour mi-Février au plus tard ; et le premier tome de Dragons, qui est écrit à peu près aux deux tiers, alors que je devrais être sur la fin du tome 3.

Alors oui, ça pourrait être pire – ça peut toujours être pire – mais les comptes ne sont vraiment pas bons. Quid de la fin d’Oppidum ? du premier jet de Pandore ? ou encore des deux tomes de Dragons qui manquent à l’appel ? Mention spéciale pour ces derniers qui étaient censés alimenter le Ko-Fi en contenu… j’ai l’impression d’avoir trahi les abonnæs.

La catastrophe, c’est qu’avec les dates butoir non respectées, c’est tout le plan de fonctionnement de l’entreprise qui fout le camp. Les revenus de certains projets étaient prévus pour financer la suite, donc je ne pourrai pas juste me rattraper en publiant quatre livre en même temps. Je devrai quoi qu’il arrive égrainer les sorties.

Pour le moment, je cherche surtout à sauver les meubles. Ce qui est prévu à court terme, c’est de boucler la réécriture de Rideau ! pour enfin envisager une publication en fin d’année. En parallèle, je vais commencer la réécriture des Malédictions pour espérer être prête à la fin du premier trimestre 2026. Je n’avais pas prévu ce fonctionnement, mais c’est le seul roman qui peut être imprimé aussi vite malgré un travail encore conséquent à abattre. Si tout se passe bien, ça me laissera le temps de reprendre le planning éditorial de 2025 avec seulement un an de délai, en commençant autour de Janvier/Février 2026, pendant que les Malédictions en seront au stade de l’édition (mise en forme, correction finale, épreuves, etc.).

L’objectif est de reprendre Pandore et Esteril, que je maintiens dans l’ordre promis avec le « Pick me ». Je ferai cependant un détour par Oppidum pour terminer le premier jet, créant ainsi un roulement avec un manuscrit en cours à chaque étape d’avancement. Si je ne le fais pas, je n’aurai plus de premier jet terminé en milieu d’année prochaine, et il risque d’y avoir un gros trou de publication faute de matière à réécrire.

 

Concernant la création de très longues saga comme Dragons, qui devait se faire en parallèle du planning éditorial « principal », il va y avoir pas mal de chamboulement. Je maintiens l’abonnement Sagaddict sur Ko-Fi, car j’aurai de quoi l’alimenter, mais comme je l’ai annoncé aux concernæs, je vais changer de saga cible.

Je prévoyais à l’origine d’écrire des sagas dont la parution serait très lointaine, voire même pas envisagée. Sauf que pour les mêmes raisons qui me poussent à réduire le nombre de projets-événements sur la chaîne twitch, je n’ai pas les moyens d’assurer que la moitié du temps que je passe à écrire ne servent pas à court terme. Évidemment, le fait que des gens soient abonnés à ce contenu aide à garder une forme de stabilité, mais le nombre d’abonnements est encore trop faible pour que j’aie le loisir d’en faire ce que je veux.

Pour cette raison, les sagas qui seront publiées par morceaux chaque semaine seront désormais celles que je prévois d’éditer dans les années à venir. Cela veut dire que :

  1. Le palier Sagaddict sera plutôt un palier pour avoir accès au contenu « en avance », et non plus du contenu cent-pour-cent exclusif. De fait, je vais peut-être revoir à la baisse le prix de l’abonnement pour m’adapter au changement d’exclusivité, mais aussi permettre à potentiellement plus de gens d’en bénéficier car :
  2. Pour les sagas en cours de publication, le palier Sagaddict sera l’occasion de lire en avance les chapitres des tomes à venir. C’est la solution miracle à la frustration d’attendre six mois entre deux sortie. Même s’il faudra attendre que la saga démarre, c’est une proposition qui m’apparaît comme un juste milieu et nous favorise tous·tes, vous comme moi.

 

Tout ça nous amenant à la troisième et dernière partie : les projets à venir et le nouveau planning éditorial, dont nous parlerons demain. Ici nous avons dressé un portrait très actuel de ce qui va continuer à plus ou moins long terme ; mais dans la partie suivante je vais me concentrer sur les aspects que je suis sûre de développer. Je compte également vous donner une vue à moyen-long terme de ce que je me sens capable de faire. Car quand je dis par exemple que je vais remettre Esteril et Pandore dans le planning éditorial, qu’est-ce que ça signifie concrètement sur leurs dates de sortie ?

Ma date « butoir » est l’été 2027, soit, je vous dirai ce qui doit arriver d’ici-là. On se retrouve donc demain, même heure, même lieu.

Sur ce,

Belle Lune,

Wayce Upen Foya

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