Rétrospective Janvier-Août 2025
Partie 1
Ces huit derniers mois
Bonjour à tous·tes,
Voilà un petit moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles. Même si on se croise souvent en stream, et parfois sur les réseaux, ce n’est pas toujours évident de dresser un portrait clair de comment se porte la « Wayce Corp. » ni de suivre l’évolution des projets au gré des quelques informations que je dispense çà et là.
Il y a longtemps, mon projet était de vous tenir au courant mensuellement de mon évolution, mais comme souvent, le désordre et la panique ont pris le dessus. Il est donc temps de se lancer dans une très grosse rétrospective de l’année 2025 jusqu’ici (Janvier à Août). Et j’insiste sur le « très grosse » : vous l’avez vu dans le titre, elle sera découpée en 3 parties avec un point sur ce qui s’est passé ces derniers mois (aujourd’hui), l’état actuel des projets (demain) et les perspectives pour cette fin d’année et les suivantes (dimanche).
L’objectif n’est pas que vous dévoriez tout d’un coup (vous pouvez le faire) mais plutôt de créer un « point d’ancrage » exhaustif qui restera là plusieurs mois. Même si je reprend les récapitulatifs mensuels, je ne passerai pas tous les projets en revue à chaque fois, donc vous aurez ces articles à disposition si dans six mois vous ne vous souvenez plus de l’état dans lequel se trouve tel ou tel projet / qu’est-ce qui est prévu pour l’année qui arrive.
Pour la présente, on est sur un format un peu bourrin mais j’avais besoin de l’écrire pour moi-même – parce que la rétrospective me sert autant qu’à vous – donc je me suis dit autant vous le partager. Nous allons reprendre le déroulé de l’année mois par mois de Janvier à Août.
Janvier
- Grosse communication sur les réseaux avec par exemple 2 à 3 posts hebdomadaires sur Instagram – pour le « Pick me » mais aussi pour la période bilan de l’année
- Démarrage du nouveau palier Sagaddict sur le Ko-Fi avec l’écriture de Dragons
- Gestion de la boutique : envoi de précommandes et ouverture des nouvelles commandes pour Chagrine
- Écriture de l’Acte III de Rideau !
- Premières recherches et planification pour la Pièce n°3
- Pas mal de gestion administrative autour de l’année 2024, mais aussi sur les projets 2025 avec les premières grosses discussions autour du fait d’éditer quelqu’un d’autre
Le mois de Janvier était vraiment le mois de tous les possibles. Décembre m’avait déjà remise sur pied après une année 2024 compliquée, mais là j’étais vraiment à cent pour cent. C’est aussi ce qui m’a joué des tours : il m’est arrivé plusieurs fois de faire des journées de 15h jusqu’à 1 ou 2h du matin, pour boucler les commandes par exemple. J’ai donc très vite « consommé » ma recharge, et je n’ai rien laissé pour les mois qui allaient suivre.
Février
- Beaucoup de travail sur Instagram, notamment pour lancer le compte @libromancienne, mais aussi sur @wayceupenfoya pour rester dans la lignée de Janvier – la plupart des posts ne sont pas sortis, mais il y en avait énormément en préparation
- Continuation de Dragons pour le Ko-Fi
- Gros travail de préparation pour le challenge de lecture Jeu-lis, quasiment deux semaines complètes
À ce moment-là, on sentait que l’énergie retombait un peu après le marathon de Janvier, mais vu tout ce qui avait été fait c’était normal de relâcher la pression.
Mars
- Toujours sur Dragons
- La gestion quotidienne du Jeu-lis était assez prenante
- Début de réécriture pour Rideau ! après avoir constaté que Pièce n°3 n’avançait pas bien
- Grosse session de worldbuilding et réorganisation de la saga Andromède – rien d’urgent mais ça permettait de souffler
- Travail éditorial / administratif et des échanges avec un·e auteur·ice en fond pour une possible publication
- Réflexions sur l’utilisation de threads comme réseau, mais plus trop de posts Instagram – c’est le premier truc qui a sauté par manque de temps
La gestion du Jeu-lis a eu un gros impact sur ma productivité, l’événement a occupé une place beaucoup plus importante que prévu et m’a demandé pas mal d’énergie, mais j’ai en plus tapé dans les réserves pour assurer un minimum de continuité dans les autres projets.
Avril
- Discussion éditoriale, recherches autour de l’édition et gestion des prestations extérieures
- Travail de fond sur les réseaux (encore des posts pas sortis sur Instagram) mais surtout, début de conception du site-boutique pour La Libromancienne
- Suivi de la réécriture de Rideau ! (qui avait juste démarré en Mars)
- Un peu d’écriture sur Dragons mais surtout une grosse étape de re-planification pour palier un petit blocage
Les projets annexes et secondaires ont commencé à monopoliser l’espace (Andromède et le worldbuilding, préparation d’animations pour les streams, découverte de Notion pour s’organiser). C’était surtout le signe que les projets de proue m’épuisaient mais je n’ai pas pris le recul nécessaire à ce moment-là. Sans oublier que c’est là qu’à commencé la transition hormonale, une source de fatigue qui est venue s’ajouter à la redescente après le Jeu-lis.
Mai
Premier mois de l’« apocalypse » où tout me revient dans la tête après avoir tenu bon en Avril malgré la fatigue. J’ai été obligée de prendre de longues pauses de plusieurs jours, et mon travail était inconsistant, irrégulier, éparpillé.
- Surtout du travail sur le Ko-Fi, qui commençait à accuser du retard : tentative difficile de reprendre Dragons, plusieurs entrées au Journal de Bord dont une grande partie de brouillons jamais publiés car je n’arrivais plus à organiser mes idées
- Suite de la réécriture de Rideau ! qui n’avançait pas, une bonne reprise sur ce mois mais interrompue par la réorganisation complète de l’Acte I devenue indispensable.
- Gros travail éditorial sur la préparation des sorties, établissement d’un budget, etc.
- Notes et organisation sur la dernière semaine pour préparer le Fight For Words, j’écrivais assez peu depuis le début de l’année, c’était l’occasion de me faire plaisir
Le mois se termine avec une issue très positive au Fight For Words, mais à ce stade les projets « courants » (Dragons, Rideau !, préparation des futures événements sur la chaîne) sont quasiment à l’arrêt. Je reprends un peu l’écriture mais c’est au dépends du reste, je suis trop fatiguée pour mener les deux de front.
Juin
- Recherches, approfondissement et pratique de la programmation pendant une bonne semaine pour préparer le « Projet : Motivation » censé sortir dans l’été
- Réécriture de Rideau ! éparse et insuffisante
- Préparation rapide d’un challenge communautaire « La BOSS de l’écriture » pour se motiver à écrire en Juillet car les Olympiades ne pourront pas avoir lieu
Je reprends le mois un peu plus en forme, motivée par ma réussite du Fight For Words, mais je m’éparpille dès la première semaine car j’ai peur de forcer et en même temps il y a trop de projets que j’essaie de sauver de la noyade. La deuxième moitié de Juin sera marquée par le début du travail de relecture éditoriale sur le manuscrit qui m’a été confié, qui ne laisse bientôt plus aucune place au reste ; mais c’est normal, c’est une étape importante dans le chemin d’édition.
À ce stade, le Ko-Fi est dans un état lamentable, Dragons est à l’arrêt, la réécriture de Rideau ! n’est toujours pas achevée en 5 mois alors qu’elle aurait dû durer 2 semaines et je vois tous mes espoirs d’organiser les Olympiades pendant l’été s’envoler définitivement. J’étais coincée dans un entre-deux démoralisant où je devais continuer à avancer coûte que coûte sur les projets où d’autres comptaient sur moi, tout en voyant mes propres objectifs tomber les uns après les autres.
Juillet
Le grand plongeon, et les montagnes russes éditoriales.
- D’abord, beaucoup de pauses impromptues, des journées de travail qui sautent : trop de retard accumulé, le train déraille et je me retrouve dans le cercle vicieux de « gros rushs » suivis de « grosses pauses »
- La réécriture de Rideau ! n’est là que pour garder un lien avec l’écriture, je ne sais même plus si la pièce sortira dans l’année (alors qu’elle devait être publiée fin Juin)
- Quasiment toutes mes heures de travail sont consacrées à la relecture éditoriale que j’apprends aussi à peaufiner
Je suis épuisée, les problèmes s’accumulent, la fatigue hormonale s’en mêle. Comme je suis censée avoir terminé la relecture éditoriale à la fin du mois, je plaque tout, j’arrête de streamer et je me mets à fond dedans. C’est là que tout s’effondre : l’auteur·ice que je devais éditer se retire du projet. J’étais trop fatiguée, stressée et la qualité de ma relecture éditoriale s’est perdue en route. La personne en face n’est pas d’accord avec des points qui me semblent essentiels mais que je n’arrive plus a présenter correctement, et une des discussions difficiles débouche sur un conflit insoluble. De mon côté, l’empilement de l’édito sur tout le reste a été une souffrance, il reste des chapitres à corriger mais je ne sais même pas si j’en serais capable. Plutôt que de s’entêter dans une situation qui frustre et épuise tout le monde, la rupture est décidée.
L’arrêt du projet en lui-même n’est pas un problème, j’avais décidé dès le départ que c’était un moyen de prendre la température sur ma capacité à assurer la publication d’autres personnes. En revanche, le fait que tout s’interrompe si près du but après autant de temps et d’énergie investis est un échec. C’est en partie dû à mon manque d’anticipation, ce qui en fait un échec sur le long terme, une accumulation de mauvaises décisions, mais au moment où il arrive je suis au bout du rouleau. Ça m’aura au moins motivée à me reconcentrer sur mes projets personnels, mais pas tout de suite, avant j’ai besoin d’une pause.
Août
Le mois qui cristallise tout le reste ; une grosse coupure et du repos histoire de retrouver l’énergie dissipée au fil des mois et la motivation de continuer mes projets littéraires. C’est aussi l’occasion de faire un point sur ma situation et de prendre du recul sur ces deux tiers de l’année.
J’ai bossé sept mois avec un rythme intense, acharnée quand je le pouvais, et je me retrouve sans rien de concret niveau productions et créations ; rien qui puisse faire vivre l’entreprise. Je dois à tout prix revoir ma méthode car ma plus grosse urgence à l’heure qu’il est c’est que mon projet professionnel soit viable.
On ne parle pas de gagner des cent et des mille, mais d’avoir un revenu régulier d’ici 2 ans (car c’est la fin de ma période de « sécurité »). Il me faudra au moins de quoi lutter contre la précarité et ne plus dépendre du RSA qui pourrait m’être retiré à tout moment. Si je ne m’en sors pas d’ici 2027, c’est ma limite psychologie – qui m’aide aussi à ne pas imploser –, je devrai reprendre un travail « classique ».
Ce que je note sur ce bilan, c’est que j’ai investi trop de temps et d’énergie – souvent au détriment de mes phases d’écriture – dans des projets qui dépendent des autres (édition, organisation d’événements, etc.). Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, j’aime ce genre de projets, mais leur issue est trop aléatoire. Dans les années qui arrivent, je dois me recentrer sur des projets que je maîtrise de bout en bout, des choses dont je connais l’issue et qui donneront des résultats malgré les difficultés ; pas des projets qui peut être annulés au dernier moment ou dont le retentissement n’est que « virtuel ». Si je devais faire un compte-rendu aujourd’hui à la personne qui suit mon dossier social au niveau départemental, ce serait une catastrophe car j’ai énormément travaillé pour des résultats quasi-inexistants.
Le mot d’ordre est donc le suivant : me recentrer sur des projets plus personnels, plus humbles également, ou dont le retentissement est immédiat. J’ai tendance à partir très vite dans des idées monumentales parce que j’adore créer et aller toujours plus loin, mais c’est trop dangereux dans ma situation actuelle. Les gros projets pourront être lancés quand je serai stable et que je pourrai me permettre de « perdre » des semaines de travail sans que ça impacte la santé de mon entreprise au global.
Tout ça veut évidemment dire que j’ai réorganisé le planning de mes projets de bout en bout, aussi bien côté streaming que pour l’écriture. Certaines choses sont en pauses, d’autres vont être remaniées, mais pour en savoir plus à ce sujet je vous donne rendez-vous demain avec une partie sur l’état actuel des projets, un gros récap où j’expliquerai point par point ce que je poursuis, ce que j’interromps, à quel rythme et pour quelles raisons ; et dimanche, ce sera un planning concret et détaillé des projets qui vont avoir lieu, et qui méritent qu’on développe leur chronologie.
Sur ce,
Belle Lune,
Wayce Upen Foya
